Mercredi 18 novembre
Opération baptême, le retour !
Incroyable
mais vrai ! Après Henri, c'est au tour de Marie-Luce de
s'essayer à la plongée. Et c'est un baptême de
presque tout : tuba, palmes, masques, tête sous l'eau, ...
Les preuves en image :




Samedi 14 novembre
Triathlon...
Petit
triathlon entre amis cet après-midi, sans compétition,
sans chronomètre, en se tirant un peu la bourre de temps
à autres, mais en s'attendant entre chaque épreuve...
Nous partons du wharf où la digue nous protège du vent
pour 800 mètres de natation, on enchaîne un petit tour de
l'île (une trentaine de kilomètres en VTT) et on finit par
8 km de course à pied. Romuald, Stéphane, Pablo, Paino et
moi nous retrouvons au départ. Paino est un peu crevé et
nous laissera filer sur le parcours en vélo, mais nous suivra en
"pick-up balai", jusqu'au dernier kilomètre à pied. Pablo
et moi raccourcissont le parcours à pied de 2 kilomètres,
moralement, l'annonce de Romuald nous disant : "on a déjà
fait 2,9 km..." alors qu'on pensait avoir fait le plus dur nous a
coupé les jambes...
Mercredi 11 novembre
Bleus...
Le
temps s'y prête, pas de vent et du soleil, le lagon presque
d'huile, Marie-Luce a enfin les bleus qu'elle attendait pour ses
photos, lors de notre virée à Faioa. Un des îlots
les plus proches de chez nous.
Mercredi 11 novembre
Faioa ou le développement durable !!!!!!!!
Grrrrr
!!!! C'est en colère que nous revenons de Faioa. Ciel bleu, mer
bleue, sable blanc, avec en prime le vert des palmiers !! Le paradis en
somme !
Sauf que, l'îlot est couvert d'immondices : bouteilles plastiques, canettes, sacs, emballages, bouteilles en verre !
C'est la première fois que je constate un tel état de pollution !
C'est incroyable ce manque de respect envers la faune, la flore, les générations
futures, les enfants et les petits enfants du lagon et ceux qui
viendront après !
La
décomposition de certains de ces déchets met des dizaines
voire des centaines d'année, certains composants des plastiques ne
se décomposent jamais et sont responsables de la destruction
d'espèces animales maritimes !
Colère
contre ces comportements égoïstes, colère que
personne ne songe à mettre en place de vraies mesures de
traitement des tonnes d'emballages qu'on importe chaque année
sur ce minuscule territoire, colère que les importateurs de ces
tonnes de saloperies pleines de gras et de sucre (mais c'est encore un
autre scandale...) qu'on vend à prix d'or ne soient pas
concernés !!!
Mardi 10 novembre
Plongée
Qui
a dit que le ciel était toujours bleu au dessus de nos
têtes. Aujourd'hui, c'est sous un ciel gris et bas que nous
sortons du lagon pour une plongée non loin de la passe
d'Avatolu. Sous l'eau, il fait toujours beau...
Lundi 9 novembre
Pleurs
Papi
prend l'avion cet après-midi, déjà ! Les semaines
passent plus vite qu'ailleurs ici... Les enfants sont tristes. C'est
pas si souvent qu'on peut avoir un papi rien qu'à soi, 3
semaines durant, 24h sur 24, dans ce bout du monde. Petits cadeaux, petits
mots et gros sanglots quand Papi (qui a gardé ses lunettes de
soleil...) passe le contrôle de gendarmerie pour l'embarquement.



Jeudi 6 novembre
Ballade à muli
Carlos
qui connaît très bien le côté inhabité
de l'île, qu'on appelle muli ("mouli", le derrière...),
nous emmène, Marie-Luce, Henri et moi, sur un petit tiers de
cette côte, pendant 2h1/2, à travers plages, mangroves,
racines, arbres aux formes évocatrices, traces des premiers
habitants d'Uvea... Cette partie de l'île est inhabitée ou
presque, et jusqu'à aujourd'hui encore, les légendes
évoquent la présence de temonios à muli
("témonio", les démons, réminiscences des dieux
anciens ou des âmes des guerriers tués non loin de
là à l'époque des guerres tongiennes et qui errent
sans sépulture...).
Vers
9h, nous déposons d'abord une voiture à l'arrivée
à côté de la chapelle de Fakautu et nous partons
à pied de la pointe Utu'uhu, avec dans les sacs des appareils
photos et surtout quelques litres d'eau, il fait déjà
bien chaud..
Dans
l'ordre : chataîgniers locaux, plage et roches volcaniques,
Carlos, liane, "arbre cannibale","balançoire", cocotier...,
fougère dans les branches, ancien polissoir...
Dimanche 2 novembre
Repas chez Taani et Stéphane
Un porc au sucre et du riz coco et un concours de grimace, c'est le programme de la soirée.
Vendredi 30 octobre
Nuit à l'îlot du Nord
Nous
partons avec Henri en début d'après-midi, nous avons un
gros quart du tour de l'île à faire et pas trop de temps
à perdre. Les glaciaires sont remplies de victuailles, de rhum
et de vin, les nourrices pleines d'essence. Jerrican d'eau douce,
hamacs avec moustiquaires, lampes de poche, grille à BBQ et
calebasses de coco sèches pour faire du feu, vêtements de
rechange, serviettes et manus ("manou"), PMT (palmes, masques et
tubas), appareils photos, matériel de pêche... une nuit
à l'îlot en Robinson mais avec un miminum de confort !
Je
confie à Henri une traîne équipé pour
pêcher des carangues, on ne sait jamais, on pourra
peut-être complèter le BBQ de ce soir... Vitesse maximale
(autant que le chargement énorme nous permet...) et nous
voilà partis cap au nord, pleine marée haute au dessus
des patates et des dégradés de bleu.
Henri
qui pensait que l'on allait trop vite pour traîner, constate au
milieu du parcours, la vivacité et la vitesse des carangues
bleues ! Deux carangues bleues de 2kg environ sont prises coup sur
coup, et à cette vitesse, celui qui tient la ligne à main
le sent et garde un petit moment les marques du fil sur les mains...
Henri
est chargé à l'arrivée d'investir les fales
("falé") et de commencer à installer le campement. Moi,
je dois encore faire deux voyages jusqu'à Vaitupu en face de
l'îlot pour récupérer, d'abord, Marie-Luce, Manu,
Louise et Eloi, puis ensuite, Sarah, Pablo, Maia et Gabriela et leur
chargement.
On s'installe avant la nuit : corvée de bois mort pour tout le monde, installation
des hamacs... Et on se retrouve à la tombée de la nuit
sur la plage pour le premier ti'punch. Barbecue, vin et champagne pour
terminer la soirée et trinquer pour mon anniversaire, le dernier
avant de devenir un quadra !
Réveil
le lendemain de bonne heure, au rythme des enfants et du soleil. Henri
est déjà parti se baigner dans une tenue
légère et prendre quelques photos.
Nous
partons en milieu de matinée pour une randonnée jusqu'au
sommet de l'île aux oiseaux (160 m) et du Tanoa (60 m), deux
promontoires qui surplombent le pacifique directement sur la
barrière. Départ sous un ciel couvert, Henri
prévoit quand même la tenue de camouflage anti-soleil avec
en tête les souvenirs brûlants de notre première
journée de pêche sous un ciel couvert, en début de
séjour.
Après le barbecue du midi, il sera temps de rentrer,
un peu plus léger qu'à l'aller des victuailles et des
boissons... Marie-Luce décide de profiter du bateau jusqu'au
bout et de rentrer avec Henri et moi, une femme à bord nous
porte la poisse et la pêche est nulle, on ne nous y reprendra
plus !!!
Lundi 26 octobre
Tekaviki
Sortie
au coucher du soleil à Tekaviki, un minuscule îlot pas
trop loin de la maison. Eloi est piko (flemmard), il reste à la
maison avec maman. On traîne une ligne au retour et le poisson
est tellement gros à quelques encablures du mouillage, que la
ligne se casse et qu'il part (certainement une belle carangue) avec mon
leurre fétiche, je suis un peu furieux...
Dimanche 25 octobre
Communion
C'est la communion de Louise, je n'ai pas le temps de commenter tout de suite, alors juste quelques clichés :
Samedi 24 octobre
Fort Tongien
Ce
matin, c'est la visite du Fort Tongien "Kolo Nui", que tout le monde
appelle "Talietumu" (terme qui ne désigne que la plateforme
centrale surélevée, le Mala'e, c'est à dire la
place sacrée...). C'est un site restauré par des
archéologues dont Daniel Frimigacci, et qui témoigne de
la domination tongienne sur Wallis. La forteresse a été
construite en 1450. Peu après, l'empire des Tu'i Tonga
déclina et Wallis retrouva son indépendance. C'est un
lieu impressionnant, où l'on peut encore voir un imposant four
traditionnel (umu) cannibale...
Henri
s'y est allongé pour constater qu'on aurait pu en faire cuire
plusieurs autres à ses côtés. Eloi refuse de se
joindre à lui, il n'est pas encore assez gras...
Mercredi 21 octobre
Tennis
Eloi
est très fier d'emmener Mami à son cours de tennis du
mercredi après-midi de 16h à 17h. Depuis les
débuts, il a pris des habitudes et de l'assurance.
Désormais, il a comme tout grand sportif des habitudes : le
tee-shirt de l'équipe de foot d'Argentine (il est fan de
Maradona qui n'a pourtant rien à voir avec le tennis...) et sa
raquette modèle réduite de celle de Roger Federer...
Mardi 20 octobre
Grisettes
Nous
faisons une paëlla au feu de bois pour la communion de Louise,
dimanche. Aussi, nous avons envoyé Marie-Luce et Henri (A Manu qui les
cherchait pour les prendre en photo, les voisins lui ont répondu : "Tes
Vieux ? Ils sont là-bas"...) sur le platier à marée basse pour ramasser
les coques (qu'on appelle les grisettes ici) nécessaires. Beaucoup plus
grosses coquilles que les métropolitaines mais minuscules à
l'intérieur...
Lundi 19 octobre
Baptême
Cette
fois rien de mystique et de divin, Henri fait la découverte de
la respiration sous-marine assistée par un détendeur et
surtout par Pascal à quelques mètres de profondeur devant
la plage de l'îlot Nukutapu, plus connu sous le nom de îlot
Saint-Christophe.
Dimanche 18 octobre
Nukuifala
Première
sortie en mer en fin de journée, pour Henri, pour se
détendre un peu de ces deux premiers jours bien rempli.
Dimanche 18 octobre
Baptême
Cela
fait trois ans que Louise voit ses copines faire leur communion,
qu'elle suit avec eux la catéchèse (il n'y a pas
d'école primaire
publique à Wallis). Alors du haut de ses neuf ans, elle a
décidé de
prendre les choses en main et de se faire baptiser. Là, les
mots me manquent et les bras m'en tombent, mais c'est son choix.
Fabienne
et Stéphane sont trop loin de nous pour espérer les
faire venir autour de Louise ce jour-là. Louise aura donc
désormais un parraine et une marraine en France et un parrain et
une marraine à Wallis. Et elle en est très contente.
Elle
a choisi Taani et Paino. Taani, la maman de Violène sa copine
et notre amie depuis nos débuts à Wallis et Paino,
voisin, instituteur des enfants et également un ami dès
notre arrivée à Wallis. La cérémonie a lieu
à la chapelle du Mont Lulu (le point culminant de l'île),
et la messe et le baptême seront célébrés
par... l'évêque de Wallis, monseigneur Ghislain de
Rasilly. Eloi a du mal avec les titres, il l'appelle "le
seigneur".
Nous nous retrouvons tous autour d'un petit déjeuner sur la terrasse de la maison.
Samedi 17 octobre
Repas de baptême
La
cérémonie a lieu
demain mais en raison du début des fagonas coutumiers des communions,
nous avons décidé de fêter l'événement ce soir. La tradition à Wallis
est que le parrain s'occupe du umu, le four traditionnel, et donc du
repas. Nous avons aidé Paino toute la journée et voilà vers 19h, c'est
cuit.
Morgan,
un camarade d'école de Louise a aussi pris la même décision et avec
Ghislaine et Jésus, nous avons choisi d'organiser les réjouissances en
commun.
Nous
nous retrouvons à table avec Paino, le parrain et Taani, la marraine,
Nikola, Stéphane, Pablo, Sarah, Mami, Papi, Jacqueline, la marraine de
Morgan, Melvyn, son frère et parrain, Jésus, Ghislaine et Liliane,
voisine et couturière officielle de toutes ces cérémonies présentes et
futures, ainsi que tous les enfants.
Le
repas se termine par les traditionnels discours et remerciements, c'est
Paino qui ouvre le bal, et Henri, "l'ancien", comme il est d'usage,
conclut.
Samedi 17 octobre
Umu
Après
une sieste pour Papi et Mamie, les yeux rougis par trente heures
de vol, dont la dernière nuit dans l'aéroport de
Nouméa et le vol Nouméa-Wallis, nous
déjeunons d'une salade de poisson cru et de fruits. Nous partons
ensuite avec Henri, chez Paino pour la préparation du umu. La
raison : Paino est le parrain de Louise, qui a décidé de
se baptiser.
La
cérémonie a lieu demain matin mais comme Paino est
également pris par les fagonas ce jour-là, on fera le
repas ce soir. Nous préparons le dîner avec Ghislaine et
Jésus, un autre couple de papalagis, amis et voisins, dont le
fils Morgan a aussi choisi le baptême.
Une
petite parenthèse sur les fagonas : "Fa"ng"ona"
(pour les habitués du site : ng comme dans le ing anglais...),
offrandes coutumières à distribuer aux familles des
communiants de la famille : cochons, nattes, boissons, sucre, poulets,
nattes, parure de lit... une fortune... quand on entre autres le prix
du kilo de cochon est de 1000 francs (8,33 euros) et quand la famille
est grande (plusieurs communiants), on atteint des sommes astronomiques
: plusieurs centaines de milliers de francs... Ces offrandes sont
ensuite en partie utilisées pour la préparation de la
communion, pour aménager la chambre du communiant et pour
parts de cochon aux invités. Ce qui reste peut aussi être
réutilisé pour des fagonas futurs.
Paino
a prévu de préparer deux petits cochons, des feuilles de
taro au coco, du riz au coco, du fai kai taro (taro (tubercule) cuit
au umu malaxé avec du sucre, de la farine de manioc et du lait
de coco), lu ("lou", banane malaxée avec du lait de coco et de
la farine de manioc), des meïs (fruits à pain), du taro,
de l'igname, des abats de cochon au soja... C'est gargantuesque, pour
sa première rencontre avec Wallis, Henri est bien servi !
Tout
le monde se retrouve en début d'après-midi pour
préparer le repas traditionnel polynésien : tout le monde
ou presque, les femmes sont plus ou moins explicitement exclues des
préparations... Les libations rituelles à la Forster,
bière australienne fort appréciée à Wallis,
se font alors dans la plus totale sérénité et les
conversations sont ainsi extrèmement fines et
distinguées...
Avec
Jésus, Melvyn (le grand frère de Morgan), Ayrton et
Petelo (les fils de Paino), Pablo, Stéphane (le mari de Taani,
la marraine), Henri, Eloi et moi, nous retrouvons à
éplucher, débourrer et râper les cocos,
préparer le lait de coco, allumer le feu et installer les pierres de lave, tuer
(la pointe d'un couteau directement dans le coeur... impressionnant
pour les âmes sensibles...) les cochons, préparer le fai
kai et le lu, dégager les braises des pierres chauffées,
poser les ingrédients dans le four, recouvrir de feuilles de
bananes, de sacs, puis de terre, et enfin se désaltérer
de nouveau de la chaleur ambiante à coup de Forster, en
attendant la fin de la cuisson (1 heure 30 à 2 heures).
Samedi 17 octobre
Arrivée de Mamie et Papi
Enfin
! Louise et Eloi peuvent arrêter le compte à rebours... Les DS
respectives des enfants ont été réglés sur 4h30 du matin. Nous nous
levons dans un concert de sonneries. Le temps d'enfiler un short et
direction l'aéroport en moto et en voiture (il faut de la place pour
les bagages lourds de toutes les commandes qu'on a passées...). Paino
nous rejoint aussi, pour offrir le traditionnel collier. Henri est
aussitôt pris en main et a droit à un petit tour de l'île dans le 4X4
de Paino. Nous rentrons avec Marie-Luce pour préparer un petit déjeuner
solide et local (fruits et confitures exotiques), la journée va être
riche en événements, il faut de l'énergie... Moi, je passe par le
marché au poisson hebdomadaire acheter un vivaneau tou frais pour la
salade tahitienne (poisson cru au lait de coco) de ce midi.