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 Carnet d'octobre et novembre 2009
Carnet du jour


Mercredi 18 novembre

Opération baptême, le retour !

Incroyable mais vrai ! Après Henri, c'est au tour de Marie-Luce de s'essayer à la plongée. Et c'est un baptême de presque tout : tuba, palmes, masques, tête sous l'eau, ...

Les preuves en image :

Samedi 14 novembre

Triathlon...

Petit triathlon entre amis cet après-midi, sans compétition, sans chronomètre, en se tirant un peu la bourre de temps à autres, mais en s'attendant entre chaque épreuve... Nous partons du wharf où la digue nous protège du vent pour 800 mètres de natation, on enchaîne un petit tour de l'île (une trentaine de kilomètres en VTT) et on finit par 8 km de course à pied. Romuald, Stéphane, Pablo, Paino et moi nous retrouvons au départ. Paino est un peu crevé et nous laissera filer sur le parcours en vélo, mais nous suivra en "pick-up balai", jusqu'au dernier kilomètre à pied. Pablo et moi raccourcissont le parcours à pied de 2 kilomètres, moralement, l'annonce de Romuald nous disant : "on a déjà fait 2,9 km..." alors qu'on pensait avoir fait le plus dur nous a coupé les jambes...


Mercredi 11 novembre

Bleus...

Le temps s'y prête, pas de vent et du soleil, le lagon presque d'huile, Marie-Luce a enfin les bleus qu'elle attendait pour ses photos, lors de notre virée à Faioa. Un des îlots les plus proches de chez nous.


Mercredi 11 novembre

Faioa ou le développement durable !!!!!!!!

Grrrrr !!!! C'est en colère que nous revenons de Faioa. Ciel bleu, mer bleue, sable blanc, avec en prime le vert des palmiers !! Le paradis en somme !

Sauf que, l'îlot est couvert d'immondices : bouteilles plastiques, canettes, sacs, emballages, bouteilles en verre

C'est la première fois que je constate un tel état de pollution ! C'est incroyable ce manque de respect envers la faune, la flore, les générations futures, les enfants et les petits enfants du lagon et ceux qui viendront après ! 

La décomposition de certains de ces déchets met des dizaines voire des centaines d'année, certains composants des plastiques ne se décomposent jamais et sont responsables de la destruction d'espèces animales maritimes !

Colère contre ces comportements égoïstes, colère que personne ne songe à mettre en place de vraies mesures de traitement des tonnes d'emballages qu'on importe chaque année sur ce minuscule territoire, colère que les importateurs de ces tonnes de saloperies pleines de gras et de sucre (mais c'est encore un autre scandale...) qu'on vend à prix d'or ne soient pas concernés !!!

Mardi 10 novembre

Plongée

Qui a dit que le ciel était toujours bleu au dessus de nos têtes. Aujourd'hui, c'est sous un ciel gris et bas que nous sortons du lagon pour une plongée non loin de la passe d'Avatolu. Sous l'eau, il fait toujours beau...


Lundi 9 novembre

Pleurs

Papi prend l'avion cet après-midi, déjà ! Les semaines passent plus vite qu'ailleurs ici... Les enfants sont tristes. C'est pas si souvent qu'on peut avoir un papi rien qu'à soi, 3 semaines durant, 24h sur 24, dans ce bout du monde. Petits cadeaux, petits mots et gros sanglots quand Papi (qui a gardé ses lunettes de soleil...) passe le contrôle de gendarmerie pour l'embarquement.

 

Jeudi 6 novembre

Ballade à muli

Carlos qui connaît très bien le côté inhabité de l'île, qu'on appelle muli ("mouli", le derrière...), nous emmène, Marie-Luce, Henri et moi, sur un petit tiers de cette côte, pendant 2h1/2, à travers plages, mangroves, racines, arbres aux formes évocatrices, traces des premiers habitants d'Uvea... Cette partie de l'île est inhabitée ou presque, et jusqu'à aujourd'hui encore, les légendes évoquent la présence de temonios à muli ("témonio", les démons, réminiscences des dieux anciens ou des âmes des guerriers tués non loin de là à l'époque des guerres tongiennes et qui errent sans sépulture...).

Vers 9h, nous déposons d'abord une voiture à l'arrivée à côté de la chapelle de Fakautu et nous partons à pied de la pointe Utu'uhu, avec dans les sacs des appareils photos et surtout quelques litres d'eau, il fait déjà bien chaud..

Dans l'ordre : chataîgniers locaux, plage et roches volcaniques, Carlos, liane, "arbre cannibale","balançoire", cocotier..., fougère dans les branches, ancien polissoir...


Dimanche 2 novembre

Repas chez Taani et Stéphane

Un porc au sucre et du riz coco et un concours de grimace, c'est le programme de la soirée.

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Vendredi 30 octobre

Nuit à l'îlot du Nord 

Nous partons avec Henri en début d'après-midi, nous avons un gros quart du tour de l'île à faire et pas trop de temps à perdre. Les glaciaires sont remplies de victuailles, de rhum et de vin, les nourrices pleines d'essence. Jerrican d'eau douce, hamacs avec moustiquaires, lampes de poche, grille à BBQ et calebasses de coco sèches pour faire du feu, vêtements de rechange, serviettes et manus ("manou"), PMT (palmes, masques et tubas), appareils photos, matériel de pêche... une nuit à l'îlot en Robinson mais avec un miminum de confort !

Je confie à Henri une traîne équipé pour pêcher des carangues, on ne sait jamais, on pourra peut-être complèter le BBQ de ce soir... Vitesse maximale (autant que le chargement énorme nous permet...) et nous voilà partis cap au nord, pleine marée haute au dessus des patates et des dégradés de bleu. 

Henri qui pensait que l'on allait trop vite pour traîner, constate au milieu du parcours, la vivacité et la vitesse des carangues bleues ! Deux carangues bleues de 2kg environ sont prises coup sur coup, et à cette vitesse, celui qui tient la ligne à main le sent et garde un petit moment les marques du fil sur les mains...

Henri est chargé à l'arrivée d'investir les fales ("falé") et de commencer à installer le campement. Moi, je dois encore faire deux voyages jusqu'à Vaitupu en face de l'îlot pour récupérer, d'abord, Marie-Luce, Manu, Louise et Eloi, puis ensuite, Sarah, Pablo, Maia et Gabriela et leur chargement.

On s'installe avant la nuit : corvée de bois mort pour tout le monde, installation des hamacs... Et on se retrouve à la tombée de la nuit sur la plage pour le premier ti'punch. Barbecue, vin et champagne pour terminer la soirée et trinquer pour mon anniversaire, le dernier avant de devenir un quadra !

Réveil le lendemain de bonne heure, au rythme des enfants et du soleil. Henri est déjà parti se baigner dans une tenue légère et prendre quelques photos.

Nous partons en milieu de matinée pour une randonnée jusqu'au sommet de l'île aux oiseaux (160 m) et du Tanoa (60 m), deux promontoires qui surplombent le pacifique directement sur la barrière. Départ sous un ciel couvert, Henri prévoit quand même la tenue de camouflage anti-soleil avec en tête les souvenirs brûlants de notre première journée de pêche sous un ciel couvert, en début de séjour.

Après le barbecue du midi, il sera temps de rentrer, un peu plus léger qu'à l'aller des victuailles et des boissons... Marie-Luce décide de profiter du bateau jusqu'au bout et de rentrer avec Henri et moi, une femme à bord nous porte la poisse et la pêche est nulle, on ne nous y reprendra plus !!!


Lundi 26 octobre

Tekaviki

Sortie au coucher du soleil à Tekaviki, un minuscule îlot pas trop loin de la maison. Eloi est piko (flemmard), il reste à la maison avec maman. On traîne une ligne au retour et le poisson est tellement gros à quelques encablures du mouillage, que la ligne se casse et qu'il part (certainement une belle carangue) avec mon leurre fétiche, je suis un peu furieux...


Dimanche 25 octobre

Communion

C'est la communion de Louise, je n'ai pas le temps de commenter tout de suite, alors juste quelques clichés :

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Samedi 24 octobre

Fort Tongien

Ce matin, c'est la visite du Fort Tongien "Kolo Nui", que tout le monde appelle "Talietumu" (terme qui ne désigne que la plateforme centrale surélevée, le Mala'e, c'est à dire la place sacrée...). C'est un site restauré par des archéologues dont Daniel Frimigacci, et qui témoigne de la domination tongienne sur Wallis. La forteresse a été construite en 1450. Peu après, l'empire des Tu'i Tonga déclina et Wallis retrouva son indépendance. C'est un lieu impressionnant, où l'on peut encore voir un imposant four traditionnel (umu) cannibale... 

Henri s'y est allongé pour constater qu'on aurait pu en faire cuire plusieurs autres à ses côtés. Eloi refuse de se joindre à lui, il n'est pas encore assez gras...

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Mercredi 21 octobre

Tennis

Eloi est très fier d'emmener Mami à son cours de tennis du mercredi après-midi de 16h à 17h. Depuis les débuts, il a pris des habitudes et de l'assurance. Désormais, il a comme tout grand sportif des habitudes : le tee-shirt de l'équipe de foot d'Argentine (il est fan de Maradona qui n'a pourtant rien à voir avec le tennis...) et sa raquette modèle réduite de celle de Roger Federer...

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Mardi 20 octobre

Grisettes

Nous faisons une paëlla au feu de bois pour la communion de Louise, dimanche. Aussi, nous avons envoyé Marie-Luce et Henri (A Manu qui les cherchait pour les prendre en photo, les voisins lui ont répondu : "Tes Vieux ? Ils sont là-bas"...) sur le platier à marée basse pour ramasser les coques (qu'on appelle les grisettes ici) nécessaires. Beaucoup plus grosses coquilles que les métropolitaines mais minuscules à l'intérieur...

peche aux grisettes

Lundi 19 octobre

Baptême

Cette fois rien de mystique et de divin, Henri fait la découverte de la respiration sous-marine assistée par un détendeur et surtout par Pascal à quelques mètres de profondeur devant la plage de l'îlot Nukutapu, plus connu sous le nom de îlot Saint-Christophe.

Dimanche 18 octobre

Nukuifala

Première sortie en mer en fin de journée, pour Henri, pour se détendre un peu de ces deux premiers jours bien rempli.


Dimanche 18 octobre

Baptême

Cela fait trois ans que Louise voit ses copines faire leur communion, qu'elle suit avec eux la catéchèse (il n'y a pas d'école primaire publique à Wallis). Alors du haut de ses neuf ans, elle a décidé de prendre les choses en main et de se faire baptiser. Là, les mots me manquent et les bras m'en tombent, mais c'est son choix.

Fabienne et Stéphane sont trop loin de nous pour espérer les faire venir autour de Louise ce jour-là. Louise aura donc désormais un parraine et une marraine en France et un parrain et une marraine à Wallis. Et elle en est très contente.

Elle a choisi Taani et Paino. Taani, la maman de Violène sa copine et notre amie depuis nos débuts à Wallis et Paino, voisin, instituteur des enfants et également un ami dès notre arrivée à Wallis. La cérémonie a lieu à la chapelle du Mont Lulu (le point culminant de l'île), et la messe et le baptême seront célébrés par... l'évêque de Wallis, monseigneur Ghislain de Rasilly. Eloi a du mal avec les titres, il l'appelle "le seigneur". 

Nous nous retrouvons tous autour d'un petit déjeuner sur la terrasse de la maison.

Samedi 17 octobre

Repas de baptême

La cérémonie a lieu demain mais en raison du début des fagonas coutumiers des communions, nous avons décidé de fêter l'événement ce soir. La tradition à Wallis est que le parrain s'occupe du umu, le four traditionnel, et donc du repas. Nous avons aidé Paino toute la journée et voilà vers 19h, c'est cuit.

Morgan, un camarade d'école de Louise a aussi pris la même décision et avec Ghislaine et Jésus, nous avons choisi d'organiser les réjouissances en commun.

Nous nous retrouvons à table avec Paino, le parrain et Taani, la marraine, Nikola, Stéphane, Pablo, Sarah, Mami, Papi, Jacqueline, la marraine de Morgan, Melvyn, son frère et parrain, Jésus, Ghislaine et Liliane, voisine et couturière officielle de toutes ces cérémonies présentes et futures, ainsi que tous les enfants.

Le repas se termine par les traditionnels discours et remerciements, c'est Paino qui ouvre le bal, et Henri, "l'ancien", comme il est d'usage, conclut.




Samedi 17 octobre

Umu

Après une sieste pour Papi et Mamie, les yeux rougis par trente heures de vol, dont la dernière nuit dans l'aéroport de Nouméa et le vol Nouméa-Wallis, nous déjeunons d'une salade de poisson cru et de fruits. Nous partons ensuite avec Henri, chez Paino pour la préparation du umu. La raison : Paino est le parrain de Louise, qui a décidé de se baptiser. 

La cérémonie a lieu demain matin mais comme Paino est également pris par les fagonas ce jour-là, on fera le repas ce soir. Nous préparons le dîner avec Ghislaine et Jésus, un autre couple de papalagis, amis et voisins, dont le fils Morgan a aussi choisi le baptême.

Une petite parenthèse sur les fagonas : "Fa"ng"ona" (pour les habitués du site : ng comme dans le ing anglais...), offrandes coutumières à distribuer aux familles des communiants de la famille : cochons, nattes, boissons, sucre, poulets, nattes, parure de lit... une fortune... quand on entre autres le prix du kilo de cochon est de 1000 francs (8,33 euros) et quand la famille est grande (plusieurs communiants), on atteint des sommes astronomiques : plusieurs centaines de milliers de francs... Ces offrandes sont ensuite en partie utilisées pour la préparation de la communion, pour aménager la chambre du communiant et pour  parts de cochon aux invités. Ce qui reste peut aussi être réutilisé pour des fagonas futurs. 

Paino a prévu de préparer deux petits cochons, des feuilles de taro au coco, du riz au coco, du fai kai taro (taro (tubercule) cuit au umu malaxé avec du sucre, de la farine de manioc et du lait de coco), lu ("lou", banane malaxée avec du lait de coco et de la farine de manioc), des meïs (fruits à pain), du taro, de l'igname, des abats de cochon au soja... C'est gargantuesque, pour sa première rencontre avec Wallis, Henri est bien servi ! 

Tout le monde se retrouve en début d'après-midi pour préparer le repas traditionnel polynésien : tout le monde ou presque, les femmes sont plus ou moins explicitement exclues des préparations... Les libations rituelles à la Forster, bière australienne fort appréciée à Wallis, se font alors dans la plus totale sérénité et les conversations sont ainsi extrèmement fines et distinguées...

Avec Jésus, Melvyn (le grand frère de Morgan), Ayrton et Petelo (les fils de Paino), Pablo, Stéphane (le mari de Taani, la marraine), Henri, Eloi et moi, nous retrouvons à éplucher, débourrer et râper les cocos, préparer le lait de coco, allumer le feu et installer les pierres de lave, tuer (la pointe d'un couteau directement dans le coeur... impressionnant pour les âmes sensibles...) les cochons, préparer le fai kai et le lu, dégager les braises des pierres chauffées, poser les ingrédients dans le four, recouvrir de feuilles de bananes, de sacs, puis de terre, et enfin se désaltérer de nouveau de la chaleur ambiante à coup de Forster, en attendant la fin de la cuisson (1 heure 30 à 2 heures).


Samedi 17 octobre

Arrivée de Mamie et Papi

Enfin ! Louise et Eloi peuvent arrêter le compte à rebours... Les DS respectives des enfants ont été réglés sur 4h30 du matin. Nous nous levons dans un concert de sonneries. Le temps d'enfiler un short et direction l'aéroport en moto et en voiture (il faut de la place pour les bagages lourds de toutes les commandes qu'on a passées...). Paino nous rejoint aussi, pour offrir le traditionnel collier. Henri est aussitôt pris en main et a droit à un petit tour de l'île dans le 4X4 de Paino. Nous rentrons avec Marie-Luce pour préparer un petit déjeuner solide et local (fruits et confitures exotiques), la journée va être riche en événements, il faut de l'énergie... Moi, je passe par le marché au poisson hebdomadaire acheter un vivaneau tou frais pour la salade tahitienne (poisson cru au lait de coco) de ce midi.