Malborough Sounds
Vendredi 8 janvier
Kenepuru Sound...
Aujourd'hui,
nous retournons sur nos pas en direction des Malborough Sounds. Juste
une petite pause à Motueka dans notre super magasin bio
visité à l'aller pour faire le plein de produits frais
pour les jours à venir et déjeuner rapidement : un
sandwich végétarien, une assiette de fromages, une
assiette de dips de légumes, et des jus, c'est
délicieux.
Les
sounds du nord de South Island sont un gigantesque réseau de
vallées envahies par la mer (hausse du niveau des océans
et affaissement de la plaque tectonique) et même si l'origine
géologique n'est pas la même, on peut les comparer
à des fjords. On n'atteint les petites criques perdues dans ce
labyrinthe qu'après plusieurs kilomètres de routes
sinueuses ou en water taxi depuis plusieurs petits ports.
Le
but de notre voyage du jour est le Kenepuru sound, au coeur des
Malborough sounds et plus spécialement un endroit que les guides
et les avis des précédents visiteurs nous
présentent comme un petit paradis sur terre : Hopewell Lodge, http://www.hopewell.co.nz,un
ensemble de petites cabanes en bois et au milieu un espace commun,
salon, cuisine à se partager entre clients, le tout bordant le Kenepuru sound.
En
raison de la distance mais aussi parce que l'endroit est très
demandé pour peu de places, nous devrons attendre un nuit dans
un hôtel de l'autre côté du Kenepuru Lodge, le Te
Mahia Resort, budget plus élevé, hôtel un peu plus
classe, et donc clientèle plus friquée et donc plus
individualiste et moins communicante. C'est le concours des plus beaux
4x4 et des bateaux les plus gros (un peu comme dans certains quartiers
de notre île tropicale...). Mais bon, on a pas le choix et les
deux points positifs : l'appart est super confort et surtout l'endroit
est superbe et le coucher de soleil géant...
Samedi 9 janvier
Hopewell...
C'est
le grand jour, nous allons enfin découvrir un nouveau coin de
paradis. Nous trions les valises et ne prenons que le nécessaire
pour deux jours, un carton de bouffe et de boissons (pas de magasins
à Hopewell) et laisssons le reste dans le coffre de la voiture
sur le parking du petit "port" (en fait un simple ponton en bois) de Te
Mahia. Le bateau taxi nous attend à 9h30 comme convenu la veille
et nous embarquons pour une traversée de 15 minutes (contre
trois heures de virages...). Il fait un grand beau temps, c'est
prometteur.
Mike
nous attend sur son ponton et nous aide à monter nos bagages, on
est tellement pressé d'arriver qu'on en oublierait presque de
régler les 60 dollars du taxi. Notre chambre n'est prête
qu'à midi, mais on voulait arriver tôt pour profiter
à fond de l'endroit. La première impression est bonne,
Mike
nous prend en charge, et après un café et un gâteau
de bienvenue, il nous présente son chez-lui, les
cabanes, les sanitaires, la salle et la cuisine commune, la salle
à manger du petit resto qu'il tient lui même avec sa
famille pour les clients qui ont la flegme du self catering, les
kayaks, les cannes à pêche, les barques alu à rame,
le spa à 40°c sur un deck en bois face au sound, les jouets
pour les enfants... En attendant de prendre possession de notre
chambre, la marée est basse et Mike nous promet des
huîtres et des clams (cockles) sur des spots qu'ils nous
indiquent et si on veut bien s'équiper de bottes, de seaux et de
couteaux. Nous revenons effectivement avec le lunch : des clams au
court bouillon et des huîtres (celles qu'Eloi et moi avons
épargnée sur la plage) avec du pain complet, du beurre et
un chardonnay local. Nous découvrons notre chambre, la plus
simple du lieu (mais on avait pas le choix) : deux bunks bed (lits
superposés). Et l'endroit nous paraît si charmant que nous
décidons de rester une nuit de plus, on a du pot, notre chambre
est la seule libre pour cette nuit supplémentaire.
On
réserve pour le barbecue du soir que Mike prépare un jour
sur deux (en alternance avec une soirée pizza). Le reste de
l'après-midi, c'est freesbee, rugby avec les enfants, puis Manu
les emmène jouer à des jeux de société dans
la salle commune et moi, je pars à la pêche avec deux
lancers, un peu de calamar surgelé, un couteau, une planche, et
... une barque en alu et une paire de rame, ça me change du
moteur, il me faut le temps de retrouver les bons réflexes pour
avancer sans zigzaguer. Je reviens avec trois petits poissons (des
pédofishs comme dirait Pablo...), pour deux heures de
pêche mais c'est marrant, plein de faux départs et une ligne
qui casse avec un gros poisson qui me fait un bras d'honneur à
la surface de l'eau...
Après
notre demi-bière apéritive, pour ne pas changer les
habitudes, nous allons dîner à 19h, les poissons
grillés sauce "Mike"-salade "Linnley" (sa femme) sont excellents.
On part se coucher repus et heureux d'être là.
Dimanche 10 janvier
Nuages...
On
s'était couché sous les étoiles, on se
réveille sous les nuages et dans South Island, quand le ciel est
couvert, la température chute, on change de tenue et on va
prendre le petit déjeuner et se réchauffer auprès
du poil que Mike vient d'allumer dans la salle commune. Matinée
jeu de société et comme tout le petit monde d'Hopewell
est venu là aussi, c'est l'occasion de faire des rencontres.
Un
autre couple avec des enfants sont là aussi, Michelle et Glen,
australiens, avec leurs deux filles, Kassy et Mackensie, on fait vite
connaissance, Manu et Michelle emmène les enfants au spa, Glen
part nager en combi dans l'eau glacée (ils sont fous ces
aussies...).
Il pleut un peu mais je pars quand même
découvrir ce fameux spa. Il caille dehors mais l'eau est
à 40°C. Le problème c'est que pendant mon infusion,
le ciel devient gris foncé, le vent se lève et la pluie
redouble, j'attend un peu mais cela empire, je sors en
caleçon du bain chaud sous ce déluge...



Glen et Michelle
sont parties ramasser de nouveaux coquillages et notamment des moules
vertes (énormes, les moules de l'Aiguillon n'ont quà bien
se tenir, d'ailleurs, la capitale mondiale de la moule, c'est bien ici,
à Havelock, à deux pas d'ici, c'est marqué sur la
pancarte...). Ils ne savent pas les préparer et guère
plus ouvrir les huîtres, je m'y colle et on déguste ensemble
cette entrée avant de descendre chez Mike et Leylinn
goûter aux fameuses pizzas. Elles sont excellentes, et
après 1, 2, 3, 4 bouteilles de vins du coin (pinot noir, pinot
gris, chardonnay...), le niveau sonore de la petite salle monte et
couvre la pluie épaisse qui s'abat sur les tôles du toit.
Il pleut, il caille, mais on s'en fout, on est bien autour du
poèle et de la guitare et de l'harmonica qu'on prit Fred et
Collin, deux vieux copains kiwis qui reprennent les refrains les plus
connues de la pop kiwi et anglo-saxonne. Leurs femmes distribuent au
fur et à mesure les partoches et les chants pour que tout le
monde puisse participer. On se fait chambrer pour l'accent
français, ils essaient de prononcer des mots français
difficiles qu'ils ont appris à l'école (jus
d'orange, trou du c..), on est tous un peu cuits, on s'est bien
marré. Les enfants ont passé la soirée en haut dans
la salle commune à jouer, en langue des signes et en
babutiements d'anglais, mais ils s'entendent très bien avec
Kassy qui à le même âge que Louise.


Lundi 11 janvier
Adieux...
Michelle
et Glen partent aujourd'hui à 15h30. On profite du temps qui
reste ensemble. Les enfants jouent, nous on discute. On part une
dernière fois à la pêche au coquillage. Glen repart
nager pour attraper des moules (et me traite de "chicken" car je refuse
de mettre un pied dans cette eau à 19°c). Lunch ensemble
puis on attend le taxi en s'échangeant e-mails et photos. C'est
promis, si on passe par Brisbane... Séance d'accolades (l'adieu et l'au revoir
anglo-saxon, il n'y a que des français pour se "biger" et
s'échanger les microbes à longueur de journée...) et on regarde partir le bateau taxi. Encore une belle
rencontre sur le sol kiwi.

On
remonte jouer (le temps ne se prête pas à grand chose
d'autre) et préparer le dîner : les poissons de ma
pêche. Alayet et Oren, un charmant couple de jeunes
israëliens viennent d'arriver à Hopewell, on discute et on
échange des souvenirs de voyages et des bons plans pour la suite
du parcours en NZ. Ils nous conseillent pas mal de lieux magiques comme
celui-là, dans le sud, on va suivre leurs conseils. On papote un
bon moment avant d'aller se coucher et encore une fois, si on passe en
Israël...
Mardi 12 janvier
Quitter Hopewell...
Petit
déjeuner, rangement de la chambre et des valises, on check out
et on dit au revoir à Mike, Linnley, Alayet et Oren. C'est
toujours dur de quitter des endroits pareils. Décidement, plus
on les pratique, plus les endroits comme ceux là nous attirent,
BBH, youth hostels, on a rarement été déçu
et même si le confort des chambres n'est pas toujours au top, les
échanges et les rencontres faites n'ont pas de prix.