Lundi 28 janvier 2008 - Jour 3 - Disneyland

Ouf ! C'est lundi et on est encore vivant dans cette
ville de dingues... Hier, on a vécu une scène un peu
flippante, Louise et moi. Elle ne s'est rendu compte de rien,
heureusement... Il pleuvait un peu fort sur LA, et on a
décidé d'aller acheter un truc à manger au
supermarché du coin en voiture et de rester au chaud dans la
chambre. Je pars donc avec Louise. Mais, les courses se feront sans
voiture, la roue arrière gauche est à plat, un beau
morceau de métal planté dans le pneu. Le pneu s'est
dégonflé peu à peu, je comprend maintenant le
message qui m'indiquait un problème de pression sur le pneu et
qui clignotait sur le tableau de bord... Je vais aller tout seul
à pied et Louise va rejoindre la chambre...
C'est à ce moment qu'un mec, type
hispano-américain, court vers nous en criant de peur,
téléphone portable à la main. Il s'arrête
à notre hauteur, mais je ne comprend rien. Un black lui
emboîte le pas, s'arrête aussi à notre hauteur et
sort un pistolet, un vrai, le gun en métal brillant. Il braque
le mec et j'entends un cliquetis métallique, je ne
réfléchis pas longtemps, j'attrape Louise par la taille et
je monte quatre à quatre l'escalier qui monte aux chambres en priant de ne pas me prendre
une bastos dans le dos. Je préviens la réceptioniste :
"Normaly, it's quite here..." me répond elle. Pas ce soir en
tout cas. Deux minutes après, retentissent les sirènes
comme dans les films...
Argentine - Chili / décembre, janvier, février 2009

Je pars pas très rassuré acheter
de quoi manger au magasin le plus proche, un supermarché tenu
par des hispano-américains pour les hispano-américains du
coin, une petite ambiance de Mexique à 200 mètres de chez
Mickey.... On comprendra demain, que le plus gros employeur du coin
confie sa restauration, son nettoyage, son gardiennage, son accueil, aux mexicains, pas très cher payé et pas
regardant sur les conditions de travail...
Le
parc d'attractions, c'est le même qu'à Paris avec pour
seule différence : Mickey, ses amis et la majorité des
visiteurs parlent en américain ou en espagnol... (Louise
est "déçue", elle aurait préféré que
Mickey parle la langue de Molière et pas celle de Irving...).
Pas plus de commentaire, juste quelques
clichés.