god bless america  Samedi 26 janvier 2008 - Jour 1 -  Arrivée à L.A.


Samedi 26 janvier, atterrissage à LAX International Airport. Un peu d'attente à la douane pour vérifier si nous ne sommes pas des terroristes, mais c'est beaucoup moins long que ce que l'on nous a raconté. Une employée vient nous chercher, car elle a remarqué les enfants et nous fait passer dans la file d'attente (moins longue) réservée aux citoyens américains. Franchement, tout se passe en douceur, calmement, rien à voir avec le grand bazard qu'on a vécu 1 mois plus tôt à Paris, où les touristes étrangers avec enfants en bas âge étaient compressés dans une file  unique en forme d'entonnoir... No more comment... 

(Petite scène d'aéroport : prononcer le rôle du douanier avec un fort accent américain)

"Bonjour, mon petit choux" , "Comment tu t'appelles ?", "How old are you ?"  dit le douanier à Louise

"Bonjour", "Louise", "Euh... One, two, three.... euh... eight !" sont les réponses de Louise d'une petite voix initmidée, à travers le pouce.

Même les douaniers font l'effort de s'adresser dans notre langue. Bon, c'est vrai, on a ni barbe, ni peau trop bronzée... Ce n'est pas si rapide dans tous les guichets.... 

chevrolet impala

On récupère les bagages et on sort. Tentative de téléphone chez Avis pour récupérer la voiture, mais le répondeur est incompréhensible. On sort du terminal avec le stress, on a en tête l'image d'une ville aux mains des gangs... On attend que Jack Bauer débarque à tout instant dans LAX pour sauver la planète... On sort de l'aéroport et là, tout est indiqué. Des navettes gratuites défilent devant nous, pour chaque hôtel et chaque compagnie de location. 

Quelques formulaires à remplir et nous voilà dans notre Chevrolet Impala. Nos 3 immenses valises et nos 4 bagages à main tiennent facilement dans le coffre. J'oublie de préciser, que la voiture a une boîte automatique, je vais mettre une journée à m'habituer après plusieurs calages et quelques jours à découvrir le cruise control... (maintenant je suis accroc, quel ennui et quelle fatigue ! d'embrayer, de débrayer, de réembrayer, de redébrayer...).

Direction : le premier "Motel 8" indiqué par le Routard, pas le choix, il est tard. C'est un peu glauque, comme tous les hôtels moyenne gamme des zones aéroportuaires du monde entier. On s'installe et je file acheter quelque chose à manger au Drive-In le plus proche, l'ambiance est sordide, je ne traine pas, pas vraiment à l'aise dans mes baskets, il est 23h et le Routard (encore lui, la bible...) conseille de ne pas trop trainer après la tombée de la nuit dans les rues de LA. Je ramène 4 bols de pâtes chinoises pas très bonnes, et on passe notre première soirée à zapper les programmes de la télévision américaine. On nous annonce une tempête pour les jours suivants. Une émission d'information passe en boucle sur la chaîne local, "Storm watching" est son nom. On nous présente ça comme quand on allait bombarder Bagdad d'une minute à l'autre avec un générique et une BO style film sur la fin du monde. Des dizaines d'envoyés spéciaux en direct dans la région constatent gravement, images à l'appui, que pour l'instant, il pleut... et c'est tout...

super motel 8